Traitements humidité ascensionnelle
L’essentiel en quelques mots :

– Définition : L’humidité ascensionnelle (ou remontée capillaire) est l’eau du sol qui grimpe dans les murs poreux, provoquant salpêtre et dégradations.

L’injection de résine : Technique la plus courante, elle crée une barrière étanche physique à la base du mur.

L’électrophorèse : Procédé électronique qui utilise des impulsions électriques pour repousser l’eau vers le sol.

Efficacité : L’injection est radicale et immédiate pour les murs massifs, tandis que l’électrophorèse est idéale pour les édifices historiques ou les murs très épais.

Diagnostic : Un test d’humidité approfondi est indispensable avant de choisir, car traiter une remontée capillaire qui n’en est pas une (fuite, condensation) serait inutile.

Les remontées capillaires ne sont pas seulement un problème esthétique ; elles s’attaquent à la santé des habitants et à la solidité du bâtiment. Pour stopper ce phénomène, deux écoles s’affrontent : l’injection chimique et le traitement électronique par électrophorèse. Voici les clés pour choisir la solution adaptée à votre situation.

L’humidité ascensionnelle fonctionne comme un sucre que l’on trempe dans le café : l’eau remonte naturellement par les pores des matériaux (briques, pierres, mortiers). Ce phénomène est souvent accentué par l’absence de barrière d’étanchéité lors de la construction, fréquente dans les maisons anciennes. Les conséquences sont visibles : taches d’humidité en bas des murs, décollement du papier peint, odeurs de moisi et apparition de salpêtre (sels minéraux).

CritèreInjection de Résine (Silicone)Électrophorèse (Électronique)
PrincipeBarrière chimique étancheInversion du champ électrique
Mise en œuvreForages tous les 10-15 cmInstallation de boîtiers ou électrodes
EfficacitéImmédiate et définitiveProgressive (plusieurs mois)
Impact esthétiqueTrou de forages (à reboucher)Très discret (boîtier mural)
Durabilité20 à 30 ansIllimitée (tant que le boîtier est alimenté)
Coût moyen150€ – 250€ le mètre linéaire1 500€ – 4 000€ l’équipement complet

C’est la méthode la plus répandue. Un professionnel perce des trous à la base des murs et y injecte une résine hydrophobe ou un gel de silicone. Au contact de l’humidité, le produit polymérise et crée une barrière infranchissable pour l’eau.

Les avantages : C’est une solution robuste qui a fait ses preuves sur la majorité des types de murs (brique, parpaing). Une fois le mur sec (comptez 6 à 12 mois pour un assèchement total), le problème est réglé définitivement.

Les inconvénients : Elle nécessite des travaux lourds (poussière, forages). Elle peut être difficile à réaliser sur des murs en pierres très hétérogènes ou d’une épaisseur supérieure à 60 cm.

Cette technique repose sur un principe physique : l’eau remonte dans le mur car il existe une différence de potentiel électrique entre le sol (négatif) et le haut du mur (positif). L’électrophorèse inverse ce champ pour « pousser » les molécules d’eau vers le bas.

Les avantages : Aucun produit chimique n’est injecté. C’est la solution de prédilection pour les monuments historiques ou les murs très épais et fragiles où le forage serait risqué. L’installation est propre et sans poussière.

Les inconvénients : Le temps d’assèchement est souvent plus long. De plus, pour l’électrophorèse active, le système doit rester branché en permanence sur le secteur (faible consommation, mais dépendance électrique).

Le choix dépend de deux facteurs principaux : la nature de votre mur et votre budget.

Si vous avez une maison de ville classique en briques ou en parpaings, l’injection est souvent la plus recommandée pour son rapport efficacité/prix. En revanche, si vous habitez une bâtisse ancienne avec des murs en pierres de taille très épais ou si vous refusez l’usage de produits chimiques, l’électrophorèse ou l’électro-osmose est une alternative sérieuse.

Est-ce que je peux injecter la résine moi-même ?

Il existe des kits dans le commerce, mais attention : la pression d’injection et le calcul de la quantité de produit sont cruciaux. Un mauvais dosage peut laisser des « ponts » d’humidité et rendre le traitement inefficace.

Combien de temps faut-il pour que le mur soit sec ?

En règle générale, on compte 1 mois de séchage par 10 cm d’épaisseur de mur. Pour un mur de 30 cm, prévoyez au moins 3 mois avant de refaire les peintures ou les enduits.

Le salpêtre va-t-il disparaître tout seul ?

Non. Même après le traitement, les sels restent dans le mur. Il faut impérativement brosser le mur et appliquer un traitement anti-salpêtre spécifique avant de rénover la décoration.

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