Les performances thermiques des fenêtres : comprendre le coefficient Uw, Ug et Sw

Le choix d’une fenêtre ne se limite pas à son esthétique ou à son matériau. Sa performance énergétique joue un rôle important dans le confort de l’habitat et la réduction de la consommation de chauffage.

Pour évaluer cette performance, plusieurs coefficients normalisés sont utilisés, notamment Uw, Ug et Sw. Bien comprendre leur signification permet de choisir une fenêtre adaptée au climat, à l’exposition et aux besoins spécifiques du logement.

Les fabricants et installateurs spécialisés comme JP Brière accompagnent leurs clients dans cette démarche, en proposant des fenêtres certifiées et performantes, qui garantissent un confort optimal tout en contribuant aux économies d’énergie.

Le coefficient Uw (Window) mesure la performance thermique de l’ensemble de la fenêtre, incluant le vitrage, le cadre et les intercalaires. Exprimé en W/m²K (watts par mètre carré-kelvin), il indique la quantité de chaleur qui traverse la fenêtre. Plus la valeur Uw est faible, meilleure est l’isolation.

  • Uw ≈ 1,8 W/m²K : performance minimale acceptable en rénovation simple.
  • Uw ≈ 1,3 à 1,5 W/m²K : bon niveau d’isolation pour une maison moderne.
  • Uw ≤ 1,0 W/m²K : excellente performance, conforme aux standards de la maison basse énergie ou passive.

Le type de matériau du châssis (PVC, bois, aluminium avec rupture de pont thermique) influe fortement sur le Uw. Une fenêtre bien isolée nécessite donc un bon équilibre entre le vitrage et la menuiserie.

Le coefficient Ug (Glass) mesure la transmission thermique du vitrage seul, sans tenir compte du cadre. Comme pour Uw, il s’exprime en W/m²K.

  • Simple vitrage : Ug ≈ 5,8 W/m²K (faible performance).
  • Double vitrage standard : Ug ≈ 2,8 W/m²K.
  • Double vitrage à isolation renforcée (low-e + gaz argon) : Ug ≈ 1,0 à 1,1 W/m²K.
  • Triple vitrage : Ug ≈ 0,5 à 0,7 W/m²K.

Le Ug est déterminant pour la performance globale Uw. Cependant, il faut veiller à ne pas privilégier uniquement le vitrage au détriment du châssis, car une fenêtre est un système complet.

Le facteur solaire Sw, aussi appelé g, indique la proportion d’énergie solaire transmise à l’intérieur par le vitrage. Il est exprimé en pourcentage ou en valeur de 0 à 1. Par exemple, Sw = 0,6 signifie que 60 % de l’énergie solaire traverse la vitre.

Un facteur solaire élevé est bénéfique en hiver car il permet de profiter des apports gratuits du soleil. En revanche, en été, un Sw trop élevé peut entraîner une surchauffe.

  • Double vitrage standard : Sw ≈ 0,7.
  • Double vitrage basse émissivité : Sw ≈ 0,5 à 0,6.
  • Triple vitrage : Sw ≈ 0,4 à 0,5.

Le choix dépend donc de l’orientation de la façade : un vitrage avec Sw élevé sera idéal au sud pour bénéficier de la chaleur en hiver, tandis qu’un Sw plus bas sera conseillé à l’ouest ou au sud-ouest pour limiter les surchauffes estivales.

Une fenêtre triple vitrage peut afficher un Uw de 0,8 et un Ug de 0,6, ce qui est excellent en termes d’isolation. Mais si son Sw est trop faible (≈ 0,4), elle laissera passer moins de chaleur solaire, ce qui n’est pas toujours optimal dans les régions froides. À l’inverse, un double vitrage performant avec Ug = 1,1 et Sw = 0,6 peut offrir un meilleur compromis entre isolation et apports gratuits.

  • En climat froid : privilégier un Uw faible et un Sw correct pour profiter du soleil en hiver.
  • En climat tempéré : rechercher un équilibre entre isolation et confort d’été.
  • En façade nord : privilégier un vitrage très isolant (faible Ug et Uw), car les apports solaires sont limités.
  • En façade sud : choisir un bon compromis entre isolation et transmission solaire.

Toutes les fenêtres vendues en Europe doivent porter le marquage CE, qui garantit qu’elles respectent les normes en vigueur.

Des labels comme Passivhaus certifient que les fenêtres atteignent des performances Uw ≤ 0,8 W/m²K, indispensables dans les maisons passives.

Dans certaines régions, les performances Uw conditionnent l’octroi de primes à la rénovation énergétique. Plus la fenêtre est performante, plus l’aide financière peut être importante.

  • Vitrages à faible émissivité (low-e) : couche invisible qui limite les déperditions de chaleur.
  • Gaz argon ou krypton : injectés entre les vitres pour améliorer l’isolation.
  • Intercalaires à bord chaud (warm edge) : réduisent les ponts thermiques en périphérie du vitrage.
  • Cadres isolants : PVC multichambres, bois massif ou aluminium avec rupture de pont thermique.

Même la meilleure fenêtre du marché perd son efficacité si elle est mal posée. Les infiltrations d’air, les ponts thermiques ou une mauvaise étanchéité peuvent faire grimper la consommation énergétique. Une installation professionnelle, avec isolation périphérique adaptée et respect des normes, est donc essentielle pour garantir les performances annoncées.

La recherche en menuiserie et en vitrage progresse rapidement, avec l’apparition de vitrages intelligents capables de moduler la transmission solaire ou encore de fenêtres intégrant des capteurs domotiques. L’objectif reste le même : améliorer le confort thermique et réduire la consommation énergétique tout en respectant les exigences environnementales.

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